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FACILITATION DE L’ACCES AUX MARCHES

Composante Facilitation de l'accès aux Marchés (1)

Composante 3: Facilitation de l’accès aux marchés  :  Les marchés facilitent la conversion du cheptel en revenu disponible pour acheter des céréales (et assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des familles pastorales) et obtenir des biens, des services et des intrants qui relèvent le niveau de vie des ménages et qui accroissent la productivité de leurs bétail Malheureusement, les efforts des éleveurs transhumants pour accéder aux marchés sont occultés par un ensemble de problèmes qui se traduisent par: (i) des déplacements sur de longues distances ; (ii) de fréquents barrages routiers et des tracasseries; (iii) de multiples règles et procédures administratives souvent méconnues d’eux ; et (iv) des animaux qui arrivent amaigris ou avec des poids
Cette composante vise à améliorer l’accès des communautés pastorales à des marchés compétitifs et inclusifs et à accroitre le commerce la production animale, surtout le cheptel vivant, dans les zones sélectionnées du projet dans chaque pays. Le résultat à atteindre à moyen terme c’est une augmentation du nombre d’animaux vendus dans les marchés réhabilités et construits grâce au projet, qui est un indicateur de l’amélioration de l’accès au marché. Le résultat à court terme est une augmentation du nombre de marchés opérationnels (suivant des critères définis). Ces résultats seront recherchés à travers des investissements inclus dans les deux sous composantes décrites ci-dessous. Les investissements liés aux petits points de collecte laitière et petites unités de transformation profiteront surtout aux femmes.

Sous-composante 3.1: Appui aux infrastructures de marchés et aux systèmes d’information sur le marché :  Cette sous-composante financera les types d’investissements suivants visant à développer les infrastructures de marché, la participation des organisation professionnelles à leur gestion et les activités de transformation à petite échelle qui génèrent une valeur ajoutée pour les éleveurs et les Organisations professionnelles de la zone: (i) la construction ou la réhabilitation de marchés à bétail le long de corridors commerciaux ciblés au centre de la sous-composante; (ii) la réhabilitation de pistes rurales (au Sénégal); (iii) la construction d’aires de repos pour le bétail (Tchad et Mauritanie); (iv) la création d’unités artisanales de transformation pour ajouter de la valeur aux produits de l’élevage; et (v) la mise en place ou la mise à niveau des systèmes d’information sur les marchés de bétail (SIM bétail) de deuxième génération utilisant des technologies adaptées de l’information et de la communication en concertation et avec des outils de gestion harmonisés aux autres partenaires impliqués dans ces programmes.

Sous-composante 3.2 – Appui aux organisations de producteurs, aux organes inter- professionnels, et faciliter le commerce:  Cette sous-composante vise à contribuer à la mise en place de systèmes de commercialisation efficaces et relever l’échec de coordination de l’échange et la conduite opportuniste qui réduisent la performance du marché. Elle renforcera les organisations pastorales et les interprofessions émergeantes des chaines de valeur du bétail et la production animale, en créant des institutions innovatrices qui réduisent les coûts de transaction et renforcent la coordination du marché, telles que les coopératives de producteurs et de commercialisation, les associations nationales ou régionales pour le bétail et les organisations d’entreprises de transformation. Les investissements ciblés dans le renforcement de capacité organisationnelle et l’innovation institutionnelle concerneront les domaines suivants :
• Gestion organisationnelle et la gouvernance. Un appui sera apporté pour (i) créer et renforcer des organisations locales et nationales d’éleveurs, de commerçants, de transformateurs, et autres intervenants dans la chaine de valeur de l’élevage (des organisations de producteurs, des coopératives, des associations de commercialisation, et autres) pour obtenir et appliquer des réglementations y afférent, et (ii) pour adopter des mécanismes internes de résolution de conflit.
• Appui institutionnel et technique aux organismes interprofessionnels émergeants dans les chaines de valeur du bétail et la production animale, en terme de formation, petit équipement de bureau, production et application de plans d’action stratégiques et des voyages d’étude pour arriver à une gouvernance efficace et la coordination de chaines de valeur inclusives du bétail et de la production animale.
• La capacité technique des éleveurs producteurs dans les activités pour accroître la valeur ajoutée (telles que l’engraissement/l’embouche, la production de fourrage amélioré, ainsi de suite).
• Créer et gérer une entreprise, y compris un appui en alphabétisation, comptabilité, production et mise en œuvre de plans d’affaires, promouvoir l’utilisation de normes de poids et de grade pour la vente et l’achat d’animaux vivants et l’appui auprès d’éleveurs (surtout les femmes) pour découvrir et exploiter les niches émergeantes pour les produits de grande valeur dans les marchés de produits laitiers et autres produits.
• Facilitation du commerce. Élaborer de nouveaux modèles d’entreprise, notamment des partenariats entre entreprises et des partenariats secteur public-secteur privé; la participation de producteurs, de transformateurs et de commerçants à des voyages d’études au niveau local et à l’étranger ; et la participation aux foires régionales, et autres activités.
• Activités régionales. Le CILSS appuiera les activités ci-dessus mentionnées en redoublant les efforts en cours pour inclure le bétail et les productions animales dans les domaines de gestion de l’information sur le marché et la promotion du commerce régional des produits agricoles. Les investissements spécifiques concerneront notamment:
• Institution d’un système d’information sur le marché régional de bétail entre les six pays et les reliant à des marché d’importation des pays côtiers de l’Afrique Occidentale.
• Appui aux associations régionales de commerce du bétail à travers les foires, la conception et mise en œuvre de programmes de politique plaidoyer, les partenariat transfrontaliers entre entreprises, la confection et diffusion de dépliants sur les principales réglementations régionales concernant le commerce du bétail, et les activités similaires.
• Pilotage de l’offre de services de conseils spécifiques liés au commerce pour les producteurs et des commerçants, sur le site d’un grand marché terminal dans chaque pays (spécialement dans les lieux qui servent de carrefours d’exportation): des informations élémentaires sur le commerce et le transport, les réglementations sur le commerce et des directives pour leur application, notamment des dépliants sur les principales réglementations régionales relatives au bétail et à la production anomale, des stocks de fiches nécessaires pour le commerce, l’assistance pour le remplissage de ces fiches, ainsi de suite.
• Renforcement (du corridor central) ou institution (dans les corridors Ouest et Est) du suivi des tracasseries routières par des agents du gouvernement derrière la frontière et entre les frontières en : (i) rehaussant le profil et le rôle des acteurs du secteur privé tels que les groupes d’éleveurs, les associations nationales et régionales de commercialisation du bétail (tels que COFENABVI en Afrique de l’Ouest), Les interprofessions de la chaîne de valeur du bétail, les ONG (ROPPA, APESS, et autres), et la presse dans le processus de production de rapport et (ii) appuyer la diffusion au niveau des frontières de rapports périodiques de suivi dans les pays participants et aux rencontres de haut niveau des organes d’intégration régionale.

• Formation et sensibilisation des producteurs, des commerçants, des exportateurs, des agents frontaliers, et autres agents du gouvernement sur (i) l’application et le respect de la réglementation nationale et régionale pertinente relatives au commerce : (ii) combattre les taxes illégales et les barrières non-tarifaires au commerce local et transfrontalier ; et (iii) utiliser les mécanismes applicables pour la production de rapport et de la gestion des griefs (CEDEAO/UEMOA).
• Appui technique aux pays (formations, ateliers pour la révision des outils, des méthodes, ainsi de suite).
• Partage d’expérience sur la facilitation du commerce régional.