Bienvenue sur le portail web du PRAPS : Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel

.

AMELIORATION DE LA GESTION DES RESSOURCES NATURELLES

AMELIORATION DE LA GESTION DES RESSOURCES NATURELLES

Composante AMELIORATION DE LA GESTION DES RESSOURCES NATURELLES

Composante 2: Amélioration de la gestion des ressources naturelles (GRN).
Cette composante vise à renforcer la gestion durable des ressources naturelles par les communautés pastorales et agro-pastorales et sécuriser leur accès à ces ressources.

Elle sera axée plus particulièrement sur les ressources « eau et pâturages, » qui souvent s’étendent au-delà des frontières nationales. Les résultats à moyen terme attendus dans les zones ciblées sont une augmentation de la superficie sur laquelle les pratiques de gestion durable des terres ont été adoptées, et une diminution de la distance moyenne entre les points d’eau fonctionnels accessibles aux éleveurs et agro-pasteurs dans les zones ciblées. Pour atteindre ces résultats, des appuis seront apportés pour accroitre la superficie des zones en gestion conjointe, dynamiser le fonctionnement des mécanismes de concertation et de gestion et de résolution des conflits, et le nombre de points d’eau opérationnels dans les zones ciblées sera accru en cohérence avec une gestion durable des ressources fourragères .

Sous-composante 2.1: Amélioration de l’accès aux ressources naturelles et gestion durable des pâturages :  L’objectif global de cette sous-composante est de promouvoir l’utilisation durable des ressources naturelles dans les zones arides et semi-arides du Sahel à travers la mise en œuvre des pratiques de gestion concertée parmi tous les groupes d’utilisateurs et à différentes échelles. Ces interventions devraient contribuer sensibiliser les usagers à la gestion des espaces partagées et à prévenir les conflits entre les communautés. Les appuis du projet au titre de cette composante porteront sur:
Promotion de la mobilité des troupeaux, à la fois localement (« micro mobilité» grâce à des pratiques écologiques de gestion des parcours) et à travers la transhumance (« macro mobilité») qui est un facteur déterminant de la gestion durable des ressources naturelles dans les zones arides. La transhumance et constitue le système le plus efficace et durable de production animale dans les conditions sahéliennes et sahariennes à ce jour. Ce faisant, le projet permettra une planification souple et intégrée au niveau local et le long des corridors pour assurer un équilibre entre la disponibilité de l’eau et des ressources en pâturage et les déplacements des cheptels et des troupeaux. Les activités comprendront:

o Élaboration, négociation et mise en œuvre des plans concertés de GRN au niveau local et le long des corridors :
o Préparation de plans directeurs, y compris la caractérisation et la cartographie des zones d’intervention.
o Renforcement ou appui à la mise en place de cadres locaux de concertation et formulation de conventions locales et de plans concertés sur l’accès, l’utilisation, le développement, et la gestion des ressources / installations.

Cet effort peut donner lieu à une cartographie locale et à la délimitation des zones, la formation de comités de gestion et la validation formelle de plans, d’accords, et le transfert des fonctions de gestion à des groupes locaux. Ces activités concerneront principalement respectivement, (i) les communautés dans les zones pastorales / agro-pastorales (comme dans les «unités pastorales» au Sénégal) et (ii) le long des couloirs de transhumance. Les plans locaux serviront de support pour déterminer l’assistance technique et le renforcement des capacités supplémentaires du projet pour les communautés, les aménagements fonciers et le développement des infrastructures. Le projet favorisera les processus participatifs pilotés par les communautés : les activités connexes d’appui seront dans la plupart des cas, confiées à des entreprises spécialisées ou des ONG, tout en assurant la participation appropriée des services concernés (foresterie, par exemple) et des collectivités locales ;

o Appui-conseil et formation au profit des collectivités locales pour la mise en place ou le renforcement des comités locaux connexes de gestion et la mise en œuvre de pratiques durables de GRN. Ces pratiques permettront la promotion de la gestion durable, collective et écologique des parcours en tenant compte de l’écologie des parcours dans les terres arides et semi-arides et adaptées aux conditions du Sahel (parmi les exemples figurent les pratiques relatives à la gestion du temps, une planification flexible , la surveillance de l’état sanitaire des parcours, le sylvo-pastoralisme, la lutte contre l’incendie, et les ressources fourragères en saison sèche), notamment grâce à des visites d’échange entre les communautés. Dans certains cas, les pratiques innovantes de gestion des parcours peuvent être proposées à des communautés pastorales pour test à travers la recherche d’action.
• Délimitation physique de 5 100 km de parcours de transhumance et aménagement d’aires de repos y relatifs ;
• Réhabilitation des terres dégradées et développement/amélioration des réserves de pâturages et des pâturages de bourgou au Mali (plus de 55 000 hectares) ; et
• Ouverture/entretien de coupe-feu au niveau de la communauté, principalement grâce à des approches de haute intensité de main-d’œuvre (y compris 800 km au Sénégal et 500 km au Tchad).
• Communication de sensibilisation aux politiques et cadres juridiques qui traitent de la transhumance transfrontalière, l’accès/les droits d’usage concernant les ressources naturelles, et de la gestion/les organisations connexes. Les cadres connexes comprennent, au niveau régional, la carte de transhumance de la CEDEAO, et, au niveau national, des sections de textes juridiques (les codes, par exemple) portant sur le pastoralisme de façon spécifique ainsi que sur le régime foncier, les forêts, et les règlements de l’eau, entre autres. Ces activités donneront lieu à l’élaboration et la diffusion de produits de communication (manuels, émissions radio, sketches, réunions d’information, etc.) dans les langues locales, adaptés aux différents groupes —éleveurs transhumants, chefs coutumiers, membres de la commission foncière et agents de l’administration locale entre autres. Dans certains pays (comme le Tchad et la Mauritanie), les activités comprendront également des études juridiques en vue de formuler des recommandations pour rendre les différents cadres juridiques plus cohérents.
• Promotion de mécanismes de règlement des différends par l’information et la formation sur les dispositions réglementaires existantes et des méthodes/ outils efficaces. Ces mécanismes peuvent comprendre des systèmes traditionnels (Djemaa en Mauritanie) ainsi que des systèmes formellement décrits par les réglementations (tel que le Code rural du Niger). Les interventions porteront, dans la plupart des pays, sur les zones à haut risque ciblées (comme le sud-est de la Mauritanie et la région du lac Tchad au Tchad) et bénéficieront essentiellement aux mêmes catégories d’acteurs précédemment mentionnés au point (ii), notamment les personnes en charge de ces mécanismes à différents niveaux. Le projet favorisera également les cadres de concertation transfrontalière. Ces cadres peuvent inclure (premièrement) des réunions ordinaires en vertu des accords bilatéraux existants (formels entre la Mauritanie et respectivement, le Sénégal et le Mali, par exemple) ou de nouveaux échanges, y compris des échanges avec les pays côtiers (le Niger avec le Bénin, par exemple), dans lesquels le projet contribue pour l’amélioration de la préparation (par le travail analytique) et de la participation (par exemple, par des organisations pastorales). Deuxièmement, le projet permettra l’organisation de concertations entre les communautés locales frontalières dans les zones ciblées (entre le Tchad et le Niger près de la région du Kanem, par exemple, et le long de la frontière Mali-Mauritanie), pour encourager une meilleure planification, coordination et des règles communes pour l’utilisation des ressources et des installations locales. Ces efforts seront accompagnées d’une assistance technique et des formations sur la résolution des conflits au profit du personnel du projet et des bénéficiaires à travers l’Initiative en faveur du pastoralisme dans le Sahel et la Corne de l’Afrique qui est soutenue par le biais du la State and Peace-Building Fund et le Korean Trust Fund. Le projet peut engager une ONG ou un bureau d’étude local avec une expérience de travail avec ces communautés pour aider à mener ces activités.
• Renforcement des capacités des pays à assurer un suivi des ressources naturelles faisant partie intégrante du pastoralisme et à diffuser des informations et des outils de prise de décision. Ces activités seront coordonnées avec celles de la Composante 4 sur les systèmes d’alerte précoce. Les orientations du CILSS, permettront de renforcer le projet et d’étendre aux quatre autres pays, le système de suivi des ressources des pâturages déjà mis en place au Sénégal et au Niger. Le système repose sur l’imagerie par satellite et des observations annuelles dans tout le pays et la production d’un bulletin trimestriel régional. En fonction des bases de données existant dans les pays respectifs, les interventions auront également pour objectif d’entreprendre/réaliser des inventaires/cartes (par exemple, des couloirs de transhumance et des installations d’eau au Tchad) et d’améliorer les systèmes de suivi des ressources en eau, les feux de brousse, les conflits et au Tchad, le flux de la transhumance. Les activités liées à l’eau seront coordonnées avec celles de la Sous-composante 2 (ci-dessous).

Enfin, les activités viseront le renforcement approprié des capacités des collectivités locales et des services de soutien en particulier en ce qui concerne la mobilisation sociale et la planification participative. Cet appui est vital, compte tenu du mouvement dans un grand nombre de pays parti-cipants vers une plus grande autonomisation des institutions décentralisées sur les questions liées à la GRN.

Sous-composante 2.2: Gestion durable des infrastructures pour l’accès à l’eau :  Cette sous-composante reconnaît l’importance de l’eau pour le pastoralisme et l’ampleur des investissements nécessaires à l’exploitation optimale des ressources. S’appuyant sur les activités de planification et de consultation entreprises dans le cadre de la sous-composante 2.1, la sous-composante financera: (i) la conception, la construction ou la réhabilitation de points d’eau dans les zones ciblées notamment le long des couloirs de transhumance; (ii) la mise en place et le renforcement des capacités des associations d’usagers de l’eau et des comités de gestion et d’entretien des infrastructures construites ou réhabilitées; (iii) la formation du personnel d’entretien et des prestataires de services; et (iv) la réalisation d’études de capitalisation des bonnes pratiques, et d’appuis à l’élaboration de politiques et de stratégies et plans d’action concernant la gestion durable des points d’eau.
Les activités régionales (coordonnées par le CILSS) porteront sur : (i) un appui technique aux pays participants dans les domaines des systèmes de surveillance des ressources et aux engagements règlementaires pris au niveau régional) ainsi qu’à la concertation inter-pays sur des axes de transhumance ciblés pour réduire les conflits; (ii) des efforts en vue d’évaluer et de capitaliser les expériences (par exemple, en ce qui concerne le développement et la gestion des points d’eau, ou les pratiques innovantes et durables pour la gestion des parcours naturels); et (iii) des de formation conjointe (appui pour des Masters et formations de courte durée).