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PRAPS Tchad: Conférence mondiale sur l’éradication de la PPR à Bruxelles: le Ministre Tchadien de l’Elevage et des Productions Animales rend compte


 Après avoir participé à la Conférence mondiale sur l’éradication de la Peste des petits ruminants (PPR) à Bruxelles du 6 et 7 septembre 2018, lors d’un Conseil des Ministres, Gayang Souaré, Ministre de l’Elevage et des Productions Animales duGAYANG SOUARE MINISTRE DE L'ELEVAGE ET DES PRODUCTIONS ANIMALES Tchad a rendu  compte de sa mission. IMG_0988

Le Ministre de l’Elevage et des Productions Animales, Gayang Souaré, confirme comme tout participant à ces assises, la nécessite d’éradiquer la Peste des petits ruminants (PPR) qui vient après l’élimination de la peste bovine dans le monde en 2011, est impérieuse. C’est ainsi que lors de la conférence mondiale sur la PPR, tenue à Abidjan en Côte d’Ivoire en avril 2015, une stratégie mondiale pour le contrôle et l’éradication de la PPR est élaborée et approuvée.

Pour le programme mondial couvrant 2017-2021, l’Union européenne joint ses efforts à ceux de la FAO et l’OIE pour éradiquer cette maladie. Pour mettre en œuvre ledit programme, la FAO, l’OIE, la Banque mondiale et le PRAPS TCHAD se sont accordés sur leur stratégie à éradiquer cette maladie à l’horizon 2025.

IMG_0988  Le coût global qui doit permettre à mettre en œuvre la stratégie nationale du contrôle et de l’éradication de la PPR au Tchad est estimé à 27 344 814 759 francs CFA. Cette somme affiche la répartition, selon Gayang Souaré, comme suit : l’apport de l’Etat est à hauteur de 6 000 000 000 francs CFA. La contribution des éleveurs doit atteindre 5 061 946 768 francs CFA et 2 728 901 758 francs va être couvert par la Banque mondiale (PRAPS-TD). Le gap, c’est-à-dire, le financement à rechercher s’élève à 13 553 966 233 francs CFA.

Pour pallier cette situation financière, les partenaires techniques et financiers confirment, séance tenante, leur engagement à mobiliser les ressources nécessaires pour la mise en œuvre dans un bref délai.

Le Tchad, faut-il le rappeler, dispose d’un cheptel de plus de 57 millions de petits ruminants. Ce cheptel est le grand d’Afrique constitue un moyen efficace de lutte contre la pauvreté et l’accès à la nutrition des populations à faible revenu du Tchad. Et, la PPR qui contraint le développement du cheptel mérite une attention particulière afin de parvenir à une augmentation significative et durable des productions de petits ruminants.

Cette conférence a été une tribune pour les participants d’échanger des expériences sur des stratégies de lutte contre la PPR, mais aussi une occasion de partager ces acquis entre des partenaires et d’éminentes personnalités sur des problématiques de la santé animale au niveau national, régional et international.

En rappel, la PPR est une maladie grave, très contagieuse, qui touche les ovins et les caprins. Elle est causée par un virus du genre Morbillivirus de la famille des paramyxoviridés. Elle frappe en premier lieu les ovins et les caprins mais les bovins, les chameaux, les buffles et certaines espèces sauvages de ruminants peuvent aussi être infectées, ce qui donne à penser que les chèvres et les moutons domestiques seraient à l’origine de contagions dans la faune sauvage. Les taux de morbidité et de mortalité varient chez les petits ruminants mais ils peuvent atteindre respectivement 100% et 90% au sein de troupeaux non exposés auparavant à la maladie. Le virus de la PPR agit comme un facteur favorisant des infections bactériennes secondaires qui peuvent contribuer à une morbidité et à une mortalité élevées.

La PPR provoque chaque année des pertes allant jusqu’à 2,1 milliards d’USD. Au-delà de ce chiffre, cela signifie que les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire de 300 millions de familles sont menacés, ainsi que les possibilités d’emploi. En outre, les petits ruminants et leurs produits font l’objet d’un commerce international, en particulier en Afrique et au Moyen-Orient. La PPR a donc des incidences sur les recettes d’exportation et créent des cas de pénurie de l’offre. L’incapacité des familles, des communautés et des institutions à anticiper, amortir ou surmonter les impacts de la PPR est susceptible de compromettre les efforts de développement aux niveaux national et régional, ainsi que de provoquer un retour en arrière, en effaçant des décennies de progrès.

Eradiquer  la PPR signifie combattre la pauvreté rurale sera combattue, assurer la sécurité alimentaire et la nutrition et renforcer la résilience et les économies nationales. Cela contribuera ainsi de manière importante à la réalisation des objectifs de développement durable (ODD), en particulier l’ODD 1 (élimination de la pauvreté) et l’ODD 2 (élimination de la faim), mais aussi l’ODD 5 (parité hommes-femmes) et l’ODD 8 (travail décent et croissance économique). La PPR peut être éradiquée dans le monde entier d’ici à 2030.

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