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Road Show sur les tracasseries routières dans le commerce des produits agro pastoraux


 

‘’Road Show’’ portant sur la réduction des entraves au commerce des produits agropastoraux dans la zone de Sikasso (Mali) – Bobo-Dioulasso (Burkina Faso) et Korhogo (Côte d’Ivoire) -Sikasso du 23 au 24 mars 2017   

 

Le  23 mars 2017 a débuté à Sikasso (Mali), le ‘’Road Show’’ portant sur la réduction des entraves au commerce des produits agropastoraux dans la zone de Sikasso (Mali) – Bobo-Dioulasso (Burkina Faso) et Korhogo (Côte d’Ivoire).  Cette rencontre qui rentre dans le cadre des activités de la Composante III de l’Unité de Coordination Régionale du PRAPS.  Elle est organisée conjointement avec le Programme Food Accros Border (ProFAB) financé par l’USAID et l’ACDI, en partenariat avec l’Alliance Borderless.

En effet, la Composante III de l’Unité de Coordination Régionale du PRAPS a réalisé en décembre 2016, conjointement avec le Programme Food Accros Border (ProFAB) financé par l’USAID et l’ACDI, en partenariat avec l’Alliance Borderless, un  état des lieux des entraves faites au commerce sur les corridors commerciaux qui traversent le triangle Sikasso (Mali), Bobo-Dioulasso (Burkina Faso) et Korhogo (Côte d’Ivoire).

Ainsi, les principales sources des entraves faites au commerce, la nature des entraves, les paiements illicites occasionnés par ces entraves, les retards causés par les contrôles ont été recensées.

Ce travail a été effectué dans le but de préparer et mettre en œuvre des actions de plaidoyer visant à limiter, voire, éradiquer les entraves identifiées. Parmi ces actions de plaidoyer figurent l’organisation des rencontres multi acteurs appelées « Road Show » dont la finalité est d’exposer aux acteurs les éléments factuels sur les tracasseries routières et définir les actions à mettre en œuvre pour y remédier.

C’est dans ce contexte que «Road show » portant sur la réduction des entraves aux commerces des produits agropastoraux dans la zone Sikasso (Mali)-Bobo-Dioulasso (Burkina Faso) et Korhogo (Côte d’Ivoire) a été organisé à Sikasso du 23 au 24 mars 2017

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L’objectif de la rencontre est de promouvoir un dialogue constructif entre les différentes parties prenantes au commerce régional pour diminuer, voir éradiquer de façon durable les obstacles aux échanges de produits agropastoraux entre le Mali, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, en général et  dans la région que forme le triangle  Sikasso- Korhogo-Bobo-Dioulasso, en particulier.

Les participants à cette rencontre sont essentiellement des Représentants de Borderless Alliance, des  représentants de la commission de la CEDEAO, des  représentants de la commission de l’UEMOA, des  représentants de l’Alliance Borderless, des  représentants du CILSS, des  représentants du HUB RURAL, des représentants du PRAPS-Mali, des  représentants du Gouvernement du Mali, du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire, des représentants des organisations socioprofessionnelles du corridor Sikasso, Korhogo et Bobo Dioulasso, des  représentants des structures régionales décentralisées de police, de gendarmerie, de douane, de contrôle phytosanitaire et vétérinaire du corridor Sikasso, Korhogo et Bobo-Dioulasso,  des représentants des Projets et Programmes de développement dont le Trade & Investment de l’USAID et des  personnes ressources. Environ 75 personnes.

La rencontre s’est  déroulée exclusivement en plénière sur une journée et demie et était axée sur une cérémonie d’ouverture et deux séquences thématiques.

La cérémonie d’ouverture été présidée par le Gouverneur de la région de Sikasso Monsieur Bougouzanga Coulibaly en présence du Maire de la commune urbaine de Sikasso, du Président National du comité Borderless Alliance du Mali.

Les séquences thématiques ont porté sur :

  • Une séquence consacrée au partage des informations  et d’échanges entre les parties prenantes  sur notamment : (i) le  potentiel de commerce des produits agropastoraux dans la zone, (ii) la cartographie des circuits, organisation des acteurs (réseautage), nature et ampleur (volume et valeur) des transactions, (iii) la nature et les effets (conséquences) des obstacles techniques au commerce régional
  • Une séquence consacrée au partage des expériences sur les stratégies et mesures efficaces de lutte contre les obstacles techniques au commerce et spécifiquement des pratiques anormales notamment : (i) les échanges sur les expériences et les stratégies efficaces de lutte contre les pratiques anormales, (ii) les recommandations sur le cadre des concertations des parties prenantes pour mettre en œuvre les recommandations de l’atelier de Sikasso.

rsCes séquences thématiques ont été animées par plusieurs présentations dont des présentations sur les objectifs de la rencontre, sur les échanges des produits agropastoraux, sur le Programme régional pour la libre circulation des produits agropastoraux en Afrique de l’Ouest (ProFAB),  sur le Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS),  sur la problématique du commerce du bétail, sur les barrières au commerce des produits agropastoraux, sur les barrières tarifaires, non tarifaires, les mesures restrictives aux commerce des produits agropastoraux dans la zone, sur le fonctionnement des mécanismes de lutte contre les pratiques anormales dans la région, sur les instruments communautaires pour fluidifier les échanges.

Suite aux présentations des constats ont été faits, des cas de bonnes pratiques ont été signalés  et des recommandations ont été formulées :

Road showConstats:

Pour les services Etatiques: le grand défi c’est d’assurer la sécurité des personnes et leurs biens tout en assurant la fluidité des échanges régionaux; les services étatiques sous-estiment les flux où indisponibilité des données dans certains cas;  des innovations sont en train d’être faites dans certains pays pour professionnaliser le secteur du transport;

Pour tous les acteurs : tous les acteurs ont reconnu l’existence des tracasseries sur les corridors et que tout le monde est responsable.

Pour les organisations socioprofessionnelles: les coûts de transport sont élevés à cause de la non professionnalisation du secteur, l’existence des intermédiaires, entre les transporteurs, les importateurs et les exportateurs.

Pour  tous les acteurs: le changement de comportement. Les responsables doivent prendre leurs responsabilités à tous les niveaux. Cas par exemple des postes de contrôles où il faut créer les conditions logistiques et ressources humaines, tout le système doit être revu.

 

  1. Quelques bonnes pratiques
  • Cas de la Côte d’Ivoire
  • Bonne volonté politique;
  • Mise en place d’une Unité Nationale de Lutte contre les Raquettes;
  • Médiatisation des procès;
  • Opération de sécurisation des corridors à travers la mise des agents en binômes;
  • Existence d’un N° vert
  • Cas du Burkina
  • Mise en place d’une commission Nationale de Sécurité Intérieure;
  • Cas du Niger
  • Mise en place de la Haute Autorité de Lutte contre la Corruption

 

  • Recommandations générales
  • Avoir une bonne volonté politique
  • Identifier clairement tout agent sur le terrain (Note de service, badges, nom, matricule, etc.)
  • Former et sensibiliser tous les acteurs sur les textes et protocoles;
  • Sanctionner les agents fautifs;
  • Rendre véritablement fonctionnelle les lignes vertes;
  • Développer le système informatique dans le contrôle et le suivi des corridors
  • Promouvoir la création des centres de multiplication des asins afin de promouvoir et protéger cette espèce;
  • Organiser des missions périodiques de sensibilisation et de veille;
  • Former tous les acteurs sur les textes et protocoles régissant le commerce régional;
  • Tenir compte des valeurs sociales dans les réformes administratives et institutionnelles;
  • Créer de parking intégrés;
  • Faire un suivi des dispositions conservatoires prise par les différents Etats
  • Médiatiser les procès des personnes jugées au niveau de tous les pays ;
  • L’interconnexion entre les administrations des différents pays;
  • Clarifier entre le certificat d’origine et le certificat de provenance.

 

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