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Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS) 2015-2017


Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS) 2015-2017

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Un forum de Haut Niveau sur le pastoralisme qui s’est tenu le 29 Octobre 2013 à Nouakchott a abouti à la “Déclaration de Nouakchott” adoptée par les Chefs d’Etat et de gouvernement des six pays réunis (Mauritanie, Sénégal, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad). Cette déclaration appelle à « sécuriser le mode d’existence et les moyens de production des populations pastorales et d’accroître le produit brut des activités d’élevage d’au moins 30% dans les six pays concernés au cours des cinq prochaines années, en vue d’augmenter significativement les revenus des pasteurs dans un horizon de 5 à 10 ans ».

Depuis ce Forum de haut niveau, la Banque mondiale, le CILSS, et les six pays ont entamé le processus de formulation du Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel – PRAPS (doté d’un budget de 248 millions de dollars) dont la coordination régionale est confiée au CILSS. L’objectif global de développement du PRAPS est d’ «Améliorer l’accès à des moyens et services de production essentiels et aux marchés pour les pasteurs et agropasteurs dans des zones transfrontalières sélectionnées et le long des axes de transhumance dans les six pays Sahéliens, et améliorer la capacité de ces pays à répondre à temps et de façon efficace en cas de crises pastorales ou d’urgences ».

Le PRAPS s’articule autour de 5 composantes et 10 sous-composantes :

1.Amélioration de la santé animale (déléguée à OIE);

1.1. Modernisation des infrastructures et renforcement des capacités des services vétérinaires

1.2. Appui à la surveillance et au contrôle harmonisés de maladies prioritaires et des médicaments vétérinaires

2. Amélioration de la gestion des ressources naturelles (CILSS & partenaires) ;

2.1. Sécurisation de l’accès aux ressources naturelles et gestion durable des pâturages

2.2. Aménagement et gestion durable des infrastructures d’accès à l’eau

3. Facilitation de l’accès aux marchés (CILSS & partenaires) ;

3.1. Développement des infrastructures et des systèmes d’information pour la mise en marché

3.2. Renforcement des organisations de producteurs et interprofessionnelles et facilitation du commerce

4. Gestion des crises pastorales (CILSS & partenaires);

4.1. Préparation aux crises et diversification des modes de vie

4.2. Réponse d’urgence aux situations de crise.

5. Coordination du projet et appui institutionnel (CILSS & partenaires)

5.1. Coordination, gestion fiduciaire, suivi-évaluation, création de données et gestion des connaissances

5.2. Appui institutionnel, renforcement des capacités, plaidoyer et communication

Le PPZS a été impliqué dans la phase de préparation du forum de Haut Niveau (septembre à octobre 2013)toute la phase de formulation du PRAPS (janvier 2014-juin 2015). Une première étude est en cours sur l’état des infrastructures pastorales pour constituer la base de référence au niveau des 6 pays. Une seconde étude sur les revenus pastoraux au Sahel est également en cours. L’idée est de produire une situation de référence sur les revenus des pasteurs sahéliens, basée sur des dispositifs de collecte simultanée d’informations en vue d’identifier des indicateurs de suivi-évaluation et de faciliter la prise de décision.

Les principaux objectifs de la seconde étude sont :

d’établir une situation de référence en termes de revenus globaux et disponibles des ménages pastoraux du Sénégal ;
de qualifier leur dispersion ;
d’analyser les rapports aux marchés des populations pastorales sahéliennes ;
d’identifier les principales contraintes d’accès aux marchés et de proposer des solutions durables.
La mise en place d’une méthodologie pour le Sahel est en cours de réalisation.

Le PPZS est enfin impliqué avec les équipes du CSE pour recenser les infrastructures et équipements pastoraux au Sénégal. En 2015, leur compilation et traitement ont été très difficiles à cause de l’absence d’une nomenclature adoptée par tous les producteurs/utilisateurs de données. Ce fut le cas des localités dont la toponymie exige un grand effort de recherche pour pouvoir les situer dans la base de données du CSE et les géoréférencer. Même si elle n’est pas exhaustive, la cartographie a permis déjà de déceler les disparités en termes d’investissements selon les différents échelons administratifs. Elle sera utile pour planifier de manière efficiente les interventions futures afin d’assurer un développement pastoral qui tiendra compte des besoins sur le plan local. Une base de données cartographique a été créée à l’aide d’Arc Gis rassemblant toutes les données produites pour faciliter leur partage. Elle est accompagnée de métadonnées.

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