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Ouahigouya : Lancement du projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel – Burkina Faso (PRAPS-BF)


Lancement du projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel – Burkina Faso (PRAPS-BF)

praps2-375-78fb4Après les lancements officiels des PRAPS Sénégal, Mauritanie, Niger et Tchad, le PRAPS –BF a effectué ce 25 mars 2016, à Ouahigouya, le lancement de ses activités.

Sous la Présidence effective de SEM. Paul Kaba THIEBA, Premier Ministre, Chef du Gouvernement, les partenaires techniques et financiers, les autorités administratives, politiques et coutumières et les bénéficiaires du projet venus des Région du Nord, de la Boucle du Mouhoun, des Cascades, de l’Est, des Hauts bassins et du Sahel et du niveau central ont procédé au lancement du PRAPS-BF.

La cérémonie de lancement du PRAPS a enregistré une série d’interventions d’acteurs du développement. S’adressant le premier aux invités et aux bénéficiaires, le Gouverneur de la Région du Nord, Hassane SAWADOGO a salué le courage des vaillantes populations de sa région qui malgré l’adversité de la nature œuvrent au quotidien à s’assurer un mieux-être. Il a noté que : « l’élevage engage 97% de la population active et occupe donc une place de choix dans l’économie régionale. La vente du bétail à elle seule contribue pour 58% aux revenus des ménages ». Cependant, le pastoralisme et l’élevage restent confrontés à d’énormes défis pour jouer la partition qui leur sont siennes dans la symphonie économique. Ainsi, M. le Gouverneur va-t-il invité les populations bénéficiaires du PRAPS à se l’approprier pour en tirer le meilleur profit avec des conditions de vie améliorées.

A sa suite, M. Ibrahim Diallo, Représentant des bénéficiaires du Projet, se réjouit de l’initiative du PRAPS qui permettra aux pasteurs et agro pasteurs de surmonter les challenges liés à la rareté des ressources naturelles, l’insuffisance des zones pastorales, l’inaccessibilité des points d’eau et autres infrastructures pastorale, la commercialisation des produits pastoraux et les divers conflits autour de la ressource. Il a rassuré l’ensemble des partenaires techniques du PRAPS quant à leur réelle implication pour inverser la donne de l’indice de pauvreté très élevé dans la Région du Nord, 70, 4%.

Quant au Dr Djimé ADOUM, Secrétaire Exécutif du CILSS, il a fait un bref historique du PRAPS. Découlant des Déclarations de Ndjamena et de Nouakchott, le PRAPS vise à : « améliorer l’accès des moyens et services de production essentiels et l’accès aux marchés pour les éleveurs transhumants et les agro-pasteurs le long des axes de transhumance et les zones transfrontalières des six pays du Sahel et répondre à temps et de façon efficace en cas de crises pastorales ou d’urgences ». Aux projets et programmes partageant la même vision que le PRAPS, il les a tous invités à conjuguer leurs « actions pour éviter des duplications impertinentes et surtout à impacter de façon positive l’environnement des pasteurs et agro pasteurs du Burkina Faso et de la Région ». Il a également exhorté les autorités du Burkina Faso à soutenir la mise en œuvre du projet, les défis étant nombreux et diversifiés. Aux bénéficiaires du Projet, l’appel lancé par le Secrétaire Exécutif a porté sur leur pleine adhésion et leur appropriation du projet car « l’objectif de développement du PRAPS ne saurait être atteint sans votre réelle implication. Nous n’avons plus droit à l’échec ; l’approche participative développée nous donne à tous de la matière à créer et à développer ».

Pour le parrain de la cérémonie, Sa Majesté Naba Kiba du Yatenga, le PRAPS offre ‘’ une nouvelle opportunité pour un nouveau départ’’. Le PRAPS contribuera en effet à apporter « des ébauches de solutions pour faire du pastoralisme un moteur de développement durable ».

La Banque Mondiale, appui financier du PRAPS à hauteur de 150 milliards de FCFA, à travers son Représentant, M. Cheick F. KANTE a souligné que le PRAPS « va toucher plusieurs centaines de milliers de bénéficiaires directs pour sécuriser leurs moyens de production et accroître leurs activités de pastoralisme au cours des six prochaines années ». Il a salué l’exemplarité du processus de préparation du PRAPS et a interpelé l’ensemble des acteurs à converger vers des résultats pour réduire la pauvreté et que les fruits de la croissance soient redistribués équitablement. Vu l’importance du pastoralisme pour le Sahel et pour la durabilité des acquis, M. KANTE a souhaité que d’autres partenaires techniques et financiers puissent accompagner la mise en œuvre du PRAPS. Pour lui, le leadership de la CEDEAO et de l’UEMOA et l’engagement technique du CILSS sont des acquis pour la suite du processus PRAPS.

Dans son discours de lancement officiel du PRAPS, SEM le Premier Ministre note que les secteurs de l’Elevage et de l’Agriculture contribuent pour 30% au PIB du Burkina Faso. Après l’or et le coton, l’élevage est le 3è pourvoyeur de devises au pays malgré les défis que connait ce secteur. Dans la politique de développement de SEM le Président du Faso, l’élevage représente un axe prioritaire, en témoigne sa Déclaration d’orientation de politique de son faite à la Représentation Nationale. Ainsi des actions concrètes seront menées pour le pastoralisme à travers le PRAPS.

Une visite des stands de produits pastoraux et agricole présentant les potentialités est venue mettre fin à la cérémonie de lancement du PRAPS. En rappel, le PRAPS-BF d’un coût total de plus de 15 milliards de FCFA, à terme, va impacter directement les conditions de vie de 200 000 bénéficiaires dont 30% de femmes. A l’instar des cinq autres pays, il est mis en œuvre à travers cinq composantes dont i) Amélioration de la Santé animale, ii) Amélioration de la gestion des ressources naturelles, iii) Facilitation de l’accès aux marchés, iv) Amélioration de la gestion des crises et v) Gestion du projet et appui institutionnel.