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Investir dans les infrastructures vétérinaires et la logistique pour sécuriser la santé animale et garantir les revenus des ménages pasteurs

Le PRAPS proche de ses bénéficiaires et des techniciens pour une performance continue dans la santé animale

‘’ …il y a de cela quelques temps, nous avions été informés que nous bénéficierons d’un parc de vaccination et suite à cette information nous avons été formés pour pouvoir gérer le parc et effectivement aujourd’hui, ce parc est une réalité. Nous sommes contents de la réalisation du parc de vaccination au profit du village.

Nous rendons grâce à Dieu et nous remercions grandement le PRAPS-BF, ce projet qui aujourd’hui nous a permis de bénéficier de ce parc qui va nous soulager énormément.

Auparavant, nous faisions 15 km pour aller vacciner nos animaux et avec la réalisation de ce parc, c’est une distance de gagnée et ce temps qui est gagné en distance, nous permettra de nous consacrer à autre chose et de pouvoir vacciner sur place. Nous disons merci au PRAPS-BF et à tous ceux qui accompagnent ce projet pour mettre à notre disposition l’ensemble des infrastructures qui nous permettront d’atteindre nos objectifs, mais surtout, de pouvoir survenir à nos besoins tels que se soigner, scolariser nos enfants grâce aux produits de la vente des animaux bien portants ‘’. SAWADOGO Saïdou, Président du Conseil Villageois de Développement (CVD) à Somiaga, Province du Yatenga, Région du Nord, Burkina Faso

L’amélioration de la santé animale dépend de la qualité,  la disponibilité et l’accessibilité des services vétérinaires mais aussi de la qualité des infrastructures vétérinaires disponibles. Or les moyens affectés par les gouvernements pour le fonctionnement des services vétérinaires dans la région du Sahel ne peuvent pas couvrir les besoins et attentes pour mener à bien leurs missions de surveillance et de contrôle des maladies infectieuses.

L’intervention du PRAPS dans ce domaine contribue à soutenir les actions de ses pays membres . Cela, en comblant le gap lié à la défaillance ou à l’inexistence des infrastructures appropriées pour l’atteindre les Objectifsde développement durable (ODD) de l’Agenda 2030. D’importantes ressources techniques et financières ont été mobilisées pour moderniser les infrastructures vétérinaires dans les six pays concernés par le PRAPS et rapprocher les services vétérinaires des communautés pastorales.

Ces infrastructures sont capitales dans la fourniture des services vétérinaires de qualité. Cependant, les moyens affectés pour le fonctionnement de ces services dans la région du Sahel restent insuffisants quoique la demande demeure forte malgré. Il est à noter que l’amélioration des revenus des ménages pasteurs et agropasteurs reste tributaire de la qualité de la santé de leur bétail d’où le rôle incontournable des services vétérinaires.

La situation liée aux services et infrastructures vétérinaires dans la région est caractérisée par :

– l’appauvrissement des ressources humaines tant en quantité qu’en qualité (phénomène du vieillissement des cadres dans de nombreux pays);

– le nombre insuffisant des infrastructures et leur degré de vieillissement tant au niveau central que déconcentré (poste vétérinaires, poste frontaliers, parcs de vaccination, etc.);

– un déficit chronique en équipements divers (moyens logistiques, équipements techniques, matériel informatique, équipements de laboratoire, etc.);

– des dotations faibles ou parfois même inexistantes en moyens de fonctionnements (consommables divers, frais de mission, etc.).

Le PRAPS, conscient que l’amélioration de la santé animale repose entre autres sur la qualité des infrastructures vétérinaires s’est investi ces six dernières années dans la construction et ou la réhabilitation des infrastructures vétérinaires (postes vétérinaires, parcs de vaccination) dans les six pays concernés par le PRAPS : Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tchad.

De plus, tous les pays PRAPS ont bénéficié d’appuis techniques en vue de l’utilisation des nouvelles technologies (KobotoolBox), d’ équipements pour une gestion plus efficace et fiable des données épidémiologiques et la mise en place du dispositif de marquage des animaux vaccinés contre la PPR pour optimiser les moyens et assurer une bonne couverture vaccinale.

Au total, 365 parcs de vaccination et 148 unités vétérinaires ont été entièrement construits ou réhabilités. Pour Monsieur GAMBO Mamadou, Directeur départemental de l’élevage à Takiéta au Niger, dont le service est doté d’un poste vétérinaire  et d’un parc de vaccination construits par le PRAPS, les infrastructures vétérinaires modernes sont nécessaire pour fournir un service de qualité en santé animale. « Avant le joyau offert par le PRAPS, nous  vaccinons le bétail dans un cadre d’infortune, construit avec du matériel précaire et il nous était très difficile de maitriser les animaux » Ce dernier a souligné le changement intervenu dans son service grâce à l’intervention du PRAPS. « Avant la construction du poste vétérinaire, par le PRAPS, nous étions cinq à six services dans un petit bâtiment. Maintenant, nous sommes seuls dans notre bâtiment à nous, alors nous pourrons donc remplir convenablement notre mission.   Nous saluons la contribution du PRAPS qui va permettre de booster l’élevage dans notre pays. De telle coopération est souhaitable pour ce secteur ».

Au-delà des infrastructures et bâtiments, dans la perspective de la durabilité des acquis, dans les pays, le PRAPS a signé diverses conventions avec les services techniques pour les accompagner qualitativement.

Dans le domaine de la santé animale, le PRAPS – Mauritanie  a signé une convention avec la Direction des Services vétérinaires pour renforcer ses capacités opérationnelles qui entre autres mettre à leur disposition des équipements informatiques, de froid dont 04 réfrigérateurs, 22 congélateurs et 28 glacières isothermes au niveau central, au niveau des wilayas, au niveau des Moughataas et au niveau des postes frontaliers.

Les services vétérinaires ont bénéficié de moyens logistiques : motos et véhicules au niveau central et au niveau local. Une vingtaine de véhicules Pick-Up flambant neufs et une dizaine de motos ont été également mis à la disposition des Délégations régionales et des Inspections départementales du Ministère du Développement  Rural.

«Le véhicule fourni par le PRAPS Mauritanie rend de multiples services à l’Inspection d’Élevage de Boutilimit », a déclaré le Hakem de cette Moughattaa. Avant d’ajouter : « Depuis que le véhicule a commencé à sillonner régulièrement les localités de  notre Moughataa, je dirai que les éleveurs sont plus enclins à faire vacciner leurs animaux. Nous les utilisons entre autres pour la sensibilisation et la communication de proximité avec les pasteurs.»

L’Inspecteur d’Élevage de Boutilimit partage aussi cette même appréciation : «Le fait d’avoir à notre disposition un véhicule a été l’état de grâce pour les éleveurs des localités situées à Ajar, à l’ouest de la moughattaa, qui sont réputées difficiles d’accès, et où il y a pourtant de fortes concentrations d’animaux ».

Abdallahi  Ould Sidimou, un pasteur de la localité d’El Akrich (située à 88 km de Boutilimit) : « Depuis que l’Inspecteur d’élevage et l’auxiliaire vétérinaire ont commencé à faire des tournées régulières en véhicule dans notre localité  nous n’avions plus à nous rendre jusqu’au chef-lieu de la Moughatta de Boutilimit. Maintenant, c’est eux qui viennent vers nous pour vacciner, pour soigner et pour prendre en charge les cas d’urgence ».

Les défis relevés par le PRAPS sont reconnus et salués par Abdoul NINO, Présidant national des éleveurs et des agro-pasteurs du Niger qui a également géré les crises pastorales dans la région de Diffa aux côtés du PRAPS « le PRAPS a fait de grands efforts en matière la santé animale et dans les autres composantes du projet ; ce qui reste un grand atout pour nous aujourd’hui. C’est une évidence, le PRAPS et la Banque mondiale ont impacté durablement la vie quotidienne des pasteurs de notre région et de notre pays»

Somme toute la modernisation des infrastructures vétérinaires et les appuis multiformes apportés dans la zone d’intervention du PRAPS ont permis d’accroitre le nombre d’animaux vaccinés qui s’élève à 2 671 74 650 millions dans les six pays du projet dont 117 605 323 têtes de bovins contre la péripneumonie contagieuse bovine(PPCB)  et 149 569 327 têtes de petits ruminants contre la peste des petits ruminants  (PPR).

FOCUS

Passation de témoin à la Coordination nationale du PRAPS- BF

Après six années passées à la tête du projet et admise à faire valoir ses droits à la retraite, la Coordonnatrice nationale, Madame Edith...

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